Doctorat : le point sur l'inscription, l'organisation et la validation

Publication : 13 mai 2022

Pour devenir enseignant-chercheur ou chercheur, il faut réussir un doctorat, qui se prépare en 3 années au moins. Il s’agit d’une formation par la recherche organisée par l’une des 270 écoles doctorales, qui vise à rédiger et à soutenir une thèse devant un jury. Près de 15 000 doctorats sont délivrés chaque année.
Etudiant en doctorat à la bibliothèque

L’accès en doctorat

L’accès est sélectif. Pour s’inscrire en doctorat, il faut avoir réussi son master de recherche ou un bac + 5 équivalent et être accepté par une école doctorale, ce qui demande d’avoir trouvé son sujet de thèse et d’avoir approché un directeur ou une directrice de thèse.

Ce doctorat est possible dans tous les domaines : maths, droit-gestion-économie-politique, sciences humaines et sociales, sciences pour l’ingénieur…

L’organisation des études

Lieu des études. Dans une université ou un établissement associé (école d’ingénieur, de management, d'art…). Le doctorat est organisé par l’une des 270 écoles doctorales rattachées aux 2 500 laboratoires de recherche publique.

Durée des études. 3 à 4 ans en sciences exactes (mathématiques, chimie, ingénierie…) ; 4 à 6 ans en sciences sociales (droit, management, histoire…).

Au programme. Pendant ces années, le doctorant ou la doctorante consacre tout son temps aux travaux de recherche qui lui permettront de préparer, réfléchir et rédiger sa thèse, un document d’au moins 200 pages (sans compter les articles scientifiques), en bénéficiant de l’accompagnement pédagogique de son directeur de thèse. Si, en sciences exactes, le doctorant rejoint un laboratoire de recherche pour participer à un projet, son travail est plus individuel en sciences sociales (domicile, bibliothèque…).

Une fois la thèse rédigée et validée, le doctorant peut la soutenir et la présenter à l’oral devant un jury. La soutenance est publique et la thèse publiée.

Le cursus comprend également 150 heures complémentaires (des cours organisés par l’école doctorale en méthodologie, la rédaction d’articles scientifiques, la création d’entreprise, etc.) afin de faciliter la réussite du cursus et l’insertion professionnelle.

Les financements

Il existe quelques possibilités de financement :

  • Décrocher une convention CIFRE. Le dispositif CIFRE (conventions industrielles de formation par la recherche) permet de faire son doctorat au service R&D (recherche et développement) d’une entreprise, en lien avec une équipe universitaire, sur un projet commun. Le doctorant est salarié (CDI ou CDD) et reçoit un salaire d’environ 1 960 € brut par mois.
  • Choisir un sujet de thèse financé. Ce financement peut être proposé par une école doctorale (contrat doctoral de 1 400 € net par mois pendant 5 ans au maximum), par un organisme de recherche type CNRS, CNES, CEA (contrat d’organisme de recherche de 1 500 € net par mois) ou bien par l’Agence nationale de la recherche (de 1 400 à 1 500 € net par mois). Les offres sont publiées sur leur site.
  • Décrocher une bourse. Il existe toutes sortes de bourses complémentaires, proposées par les universités, les organismes, les collectivités locales, etc.

Un diplôme national

Délivré par l’université, le doctorat est un diplôme national. De niveau bac + 8, il est le dernier maillon du schéma LMD et est internationalement reconnu. Il a la même valeur, en théorie, quelle que soit l’université qui le délivre.

Que faire après un doctorat ?

Recherche universitaire. La plupart des diplômés espèrent devenir enseignants-chercheurs à l’université ou chercheurs dans un laboratoire public. Mais attention, le nombre de postes offerts est extrêmement limité et soumis à un concours (CNRS, Inserm, IRD…).

À noter : après le doctorat, il est conseillé de poursuivre en signant un contrat post-doctoral (CDD de 6 mois à 3 ans) avec un organisme de recherche : expérimentations, publication d’articles, animation de séminaires…

Les universités recrutent aussi des post-doctorants, ce qui leur permet de poursuivre leurs recherches tout en délivrant 200 heures d’enseignement par an en tant qu’ATER (attachés temporaires d’enseignement et de recherche).

Recherche en entreprise. Il est possible de candidater au sein du service R&D d’une entreprise privée, si son sujet de recherche est appliqué et intéresse l’employeur.